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De plus en plus de personnes ont peur que les évolutions technologiques leur fasse perdre leur emploi. Si la numérisation a énormément d’avantages comme l’augmentation de la productivité, elle pourrait également provoquer destruction d’entre 1 et 1,2 million de postes devenus obsolètes d’ici 2030.

Dans cet article, nous allons tenter de comprendre pourquoi les évolutions technologiques sont la source de nombreuses angoisses auprès de la population active.

1. Évolutions technologiques synonyme de création d’emploi ?

Résolution de problèmes
L’évolution du travail et le remplacement des humains par des machines n’est pas quelque chose de nouveau : la mécanisation est le principal phénomène qui a déclenché la révolution industrielle au 18e siècle. 
 
Mais alors, pourquoi l’évolution de la technologie fait autant peur ? Il est vrai que la mécanisation ou l’informatisation des métiers va remplacer des métiers, ça ne sert à rien de le nier. 
 
Dans un rapport de McKinsey de 2018 intitulé  «Le futur du travail : l’opportunité numérique de la Suisse», ils ont prévu que d’ici à 2030 entre 1 et 1,2 millions d’emplois pourraient disparaître en Suisse à cause de la numérisation. Selon cette étude, 46 % des heures de travail actuelles pourront être remplacées soit par des algorithmes, des applications ou des robots.
 
Les secteurs les plus affectés seront principalement la distribution, l’industrie manufacturière, la finance et l’administration publique. Ces secteurs représentent près de la moitié de l’emploi salarié suisse.
 
Cependant, en parallèle plus de 400’000 emplois vont être générés grâce à l’automatisation et l’intelligence artificielle puisque celles-ci devraient augmenter la productivité et les revenus, de manière à accroître la consommation et la demande pour des emplois locaux.

2. Les machines ne peuvent se passer de l’Homme

Il est vrai que l’automatisation et l’intelligence artificielle vont créer des emplois, toutefois le niveau de qualification requis n’est pas le même. 
 
En effet, les emplois qui vont être remplacés par des machines ou par de l’intelligence artificielle sont des métiers qui demandent peu de qualifications comme des caissiers ou des livreurs. Et à contrario, les emplois qui vont être créés seront eux des métiers qui exigent de hautes qualifications comme des scientifiques de données, des experts en intelligence artificielle ou des ingénieurs en robotique.
Et donc, il n’y a que peu de chance que le caissier qui vient de perdre son emploi se retrouve spécialiste en Big Data le lendemain.
 
Cependant, dans la plupart des cas, ce n’est pas l’intégralité d’un métier qui va être automatisé mais plutôt certaines tâches spécifiques.
 
Par exemple,  il est possible qu’une intelligence artificielle parvienne un jour à décrypter des radios médicales avec plus d’efficacité qu’un radiologue professionnel mais il y aura toujours besoin d’un médecin pour valider le diagnostic, choisir le bon traitement, parler avec le patient et de l’accompagner durant son traitement.
 

Il faut donc voir l’automatisation non comme quelque chose qui détruit des emplois, mais plutôt comme une évolution des compétences des employés comme la polyvalence, un sens du contact humain, des aptitudes sociales, etc.

 

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3. Évolutions des compétences

Nerd
Si nous voulons pouvoir passer cette transition sans trop d’encombres, cela passe majoritairement par la formation des employés à ces nouvelles technologies.
 
Un sondage UiPath a été réalisé en février et mars 2020. Il a été réalisé sur plus de 4.500 employés de bureau aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Inde pour comprendre comment les employés de bureau pensent que la technologie modifie l’ensemble de leurs compétences, s’ils ont des opportunités pour se perfectionner ou se recycler, et comment les opportunités de formation impactent la satisfaction au travail et la perception de la sécurité de l’emploi.
 
Les résultats démontrent qu’une grande partie d’entre eux craignent de perdre leur emploi à cause de leurs compétences dépassées. En France, 60 % des jeunes de 18 à 25 ans ressentent cette peur. Ils sont d’ailleurs plus de 91 % à penser que leurs employeurs devraient investir davantage dans la formation en compétences numériques et technologiques.
 
C’est pourquoi améliorer ses connaissances et apprendre de nouvelles compétences est une nécessité pour les employés afin de les rassurer mais également pour les employeurs afin qu’ils conservent leurs équipes. 80 % des employés pensent qu’ils seraient plus productifs s’ils étaient formés sur ces nouvelles compétences.
 
Pour conclure, aujourd’hui plus que jamais se former et améliorer ses compétences numériques sont un atout autant pour les entreprises que pour les individus. De plus, il existe énormément de ressources en ligne mais pas seulement pour vous aider dans cette transition.
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