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Médiamaticien vs employé de commerce

L’innovation technologique modifie la nature de nombreux emplois en Suisse et partout ailleurs dans le monde. Les qualifications que les employeurs recherchent chez leurs travailleurs évoluent vers des outils toujours plus poussés. Nous avons récemment entendu chez un chef d’entreprise aux activités florissantes qu’il ne cherchera plus à embaucher des employés de commerces mais se tournera davantage vers des médiamaticiens. Une folie ? Pas tout à fait ! Voici la fiche métier du médiamaticien :

« Le médiamaticien ou la médiamaticienne exercent leurs activités au carrefour de plusieurs domaines des technologies de l’information et de la communication (TIC) : informatique, multimédia, marketing et communication. Polyvalents et généralistes, ils sont au service des entreprises. Ils conçoivent des sites Internet, produisent des médias (affiches, flyers, prospectus, vidéos, animations, etc.), gèrent les réseaux sociaux, mènent des actions de marketing et collaborent avec l’administration de leur entreprise. »

Il est donc facile de repérer qu’un médiamaticien est un touche-à-tout très polyvalent qui sait creuser les indexes et les moteurs de recherche sur le web pour parvenir à exécuter ses tâches quotidiennes : c’est un autodidacte. Une ressource précieuse pour l’entreprise qui est soumise à de nombreux changements dans cette ère de disruption technologique accrue. Les économistes de Harvard Claudia Goldin et Lawrence Katz expliquent l’inégalité croissante des revenus aux États-Unis par le simple fait que le système éducatif ne parvient pas à suivre le rythme des innovations technologiques. En parallèle on assiste à un renchérissement des compétences techniques de haut niveau. 

 

Mais un médiamaticien qu'est-ce que c'est ? Réponse en vidéo :

Monde du travail en 2020: combiner connaissances technologiques et connaissances métiers

L’automatisation et l’intelligence artificielle (IA) progressent si rapidement qu’elles réduisent le besoin de nombreux types de travail humain et rendent difficile la recherche d’un emploi, même pour les personnes ayant un niveau d’éducation élevé.

 

Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee du MIT pensent également qu’il n’y a jamais eu de pire moment pour être un travailleur n’ayant que des compétences et des capacités ordinaires ou moyennes à offrir, car l’IA, les robots et l’informatique avancée acquièrent ces compétences et ces capacités à un rythme extraordinaire. Mais en même temps, l’avenir s’annonce prometteur pour ceux qui ont des compétences spécifiques et une éducation polyvalente, car ils peuvent utiliser la technologie pour créer et saisir de la valeur. C’est une ère d’entreprenariat particulièrement intéressante que nous vivons : dropshippers, vente en ligne, livraison à domicile, digital nomade tant de compétences qui se mobilisent.

 

Pourquoi nous devons maintenir un rythme adéquat entre avancée dans l’éducation et avancées technologiques pour éviter les inégalités ? ​

Lorsque l’éducation surpasse la vitesse des avancées technologiques nous avons pu constater un déclin des inégalités sociales et lorsque la technologie dépasse la vitesse de l’éducation, nous avons pu constater une augmentation des inégalités sociales. 

Au cours des huit premières décennies du XXe siècle, l’augmentation du nombre de travailleurs instruits a été supérieure à la demande. Cela a eu pour effet d’augmenter les revenus de la plupart des gens et de réduire les inégalités. Cependant, l’inverse est aussi vrai depuis 1980 environ : ce ralentissement de l’éducation s’est accompagné d’une augmentation des inégalités. Alors comment conserver une harmonie pour vivre dans l’abondance ?

L’idée n’est pas de ralentir les avancées technologiques, bien au contraire, mais de faciliter l’accès à l’éducation et d’encourager la population à prendre du temps pour se former aux enjeux éthiques et sociaux que les avancées récentes soulèvent incontestablement. Il faut également allouer un temps à chacun, peu importe son statut social ou professionnel, un temps de veille nécessaire à acquérir sans cesse de nouvelles connaissances : pour évoluer plus agilement et répondre plus rapidement aux menaces. Nous voyons en période de pandémie covid-19 que l’agilité des nouvelles technologies développées en cette dernière décennie sont des alliés précieux pour les défis globaux futurs.

Quelles solutions sont disponibles ?

Comment garder le pas avec la technologie ? Plusieurs solutions pour parvenir à ce but : introduction précoce des avancées technologiques dans l’éducation, aménagement d’une « vraie » veille technologique en emploi ainsi que des veilles métier concernant les domaines d’activités de chacun, baisse des coûts ou subvention de la formation continue (nous tenons à rappeler ici que la formation est déductible d’impôt en Suisse !).

Alors votre inscription à une plateforme e-Learning c’est pour quand ?

Pas envie du “tout digital” tout de suite ? Alors demandez-nous un workshop sur votre domaine d’activité spécifique : nous disposons d’une large base de données sur les softwares utilisé dans le milieu médical (app santé, logiciel de médecin, dossier patient informatisé), milieu événementiel (annuaire, agenda en ligne, jeux en ligne, business matching, quêtes) économique (ventes, marketing, data, logistique, ressources humaines, etc). Si votre carrière est en train de stagner, un coup de boost digital sera la voie la plus salvatrice !

Sources:

Repenser la course entre l’éducation et la technologie, Phillip Brown, Ewart Keep, dernière visite le 20.01.2020 à l’adresse : https://issues.org/rethinking-the-race-between-education-technology/

The Race Between Education and Technology, Claudia Goldin, Lawrence Katz, Harvard University Press (16 octobre 2009)

Service cantonal des contributions Instructions générales concernant la déclaration des personnes physiques, Code 4.420 Frais de formation et de perfectionnement, dernière visite le 20.01.2020 à l’adresse : https://www.fr.ch/sites/default/files/contens/scc/_www/files/pdf97/instructions_2017_fr.pdf

 

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