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Temps de lecture : 11 minutes

 

Vous aimeriez créer votre propre entreprise ? Vous êtes au bon endroit ! Créer son entreprise peut être facile, car il est possible de s'adapter à presque tous les budgets et toutes les compétences.

Cependant garantir le succès d'une petite entreprise peut être plus difficile. En effet, tout se joue dès l'étape de la planification lorsque vous décidez ce que vous allez vendre et où vous allez installer votre entreprise. Mais cela ne s'arrête pas là, car énormément de choses peut influencer votre potentiel de réussite. Voici une brève vue d'ensemble des étapes à ne pas manquer pour mettre toutes les chances de votre côté.

 

Voici ce que vous allez apprendre dans cet article :

  1. Comment choisir une entreprise dans laquelle vous aurez du succès ?

  2. Comment élaborer un plan d’affaires ?

  3. Comment officialiser votre entreprise ?

  4. Comment choisir un emplacement approprié pour vos activités ?

  5. Comment choisir vos collaborateurs ou associés ?

  6. Comment surveiller ses finances et son budget ?

 

Si vous souhaitez davantage de précisions sur une partie, laissez un commentaire et le prochain article de blog sera écrit spécialement pour vous.

1.

Choisissez
la bonne entreprise.

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Soyez passionés

Le succès de votre entreprise peut être directement lié au choix de votre activité. Choisissez une entreprise dans laquelle vous pourrez utiliser vos compétences et vos talents.

Par exemple, si vous avez des talents artistiques ou que vous êtes quelqu'un de créatif, lancer un business de panier-cadeau ou une entreprise d'arrangement floral peut être un bon choix.

Il est également important de tenir compte de la demande pour les produits ou services de l'entreprise que vous voulez démarrer. Si vous voulez ouvrir un service de dépannage et qu'il y en a plusieurs dans votre région, vous aurez peut-être de la difficulté à trouver des clients.

2.

Élaborer
un business plan

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Prenez le temps d'être crédible

On estime le temps de rédaction moyen d’un business plan à 45 heures. Cela dépend bien évidemment du format et du degré de détails demandés, mais ne sous-estimez pas le temps que cela va vous prendre. Ce ne sera jamais du temps perdu, au contraire, considérez ce temps comme un investissement pour le bon déroulement de votre entreprise dans le futur.

Un bon business plan doit être clair et concis. La méthode d'Osterwalder précise comment est construit un business model à partir des éléments graphiques du Business Model Canvas, élaboré en Suisse à Lausanne. Ce modèle est commercialisé par l'entreprise Strategyzer et cette base a été reprise par la suite à l'internationale.

process

Adaptez le format à votre audience

Concernant le format, un business plan se fait généralement au format A4 et ne doit pas dépasser les 30 pages.

Si le business plan est considéré comme un Pitch (i.e. une présentation pour investisseurs), dans ce cas, il sera au format d’une présentation (par ex. powerpoint/ keynote ou google sheet).

Structure

Ayez une structure claire

La structure du business plan a toute son importance afin de faciliter la lecture mais également pour une bonne compréhension globale.

Le document doit être structuré avec un sommaire, une introduction et une conclusion. Le lecteur n’est pas dans votre tête, il n’a jamais entendu parler du projet alors prenez bien la peine de bien expliquer le contexte (Qui, quoi, où, comment et pourquoi ?) avant de vous lancer dans le coeur du sujet.

Words

Pensez à votre lecteur

Le vocabulaire utilisé doit être simple et les explications faciles à la compréhension. Le lecteur ne doit pas avoir à réfléchir lorsqu’il lit le document. Si besoin, utiliser des schémas, des tableaux ou autres graphiques pour expliquer.

Link

Inspirez vous des modèles et notez vos références

Si vous n'avez pas d'inspiration sur le contenu du business plan, il existe des modèles disponibles sur internet. Par exemple, vous pouvez regarder ceux des banques comme celui de Crédit Suisse, ou d'UBS ou encore de la banque Valiant.

Il est également important de citer vos références et détaillez vos calculs. Plus votre rapport sera complet, plus celui-ci gagnera en crédibilité. C'est notamment très utile pour la partie étude de marché.

3.

Etre en règles : permis, licences
et inscriptions aux registres du commerce

Inscription

Officialisez votre entreprise

Il est indispensable de s'inscrire au registre du commerce à partir d'un chiffre d'affaires de 100'000 CHF (correspondant aux ventes et non aux bénéfices de votre entreprise, par cela, nous entendons votre revenus net, déduits de toutes les charges de votre business). Vous pouvez vous référer à l'ordonnance sur le registre du commerce ou encore à l'art. 934 du code des obligations.

Pour trouver votre propre registre du commerce cantonal vous pouvez vous fier à la liste du site officiel de la confédération.

Liste de possibilité

Choisissez une forme juridique adaptée à vos compétences et à votre structure

Plusieurs possibilités d'inscription s'offrent à vous :

  • Société en nom propre : 1 personne, c'est la forme juridique la plus répandue en Suisse avec plus de 300'000 société
  • Société en nom collectif : plusieurs personnes
  • Société à responsabilité limitée
  • Ou société anonyme

Ce sont les principales 4 grands types d'entreprise. Cependant, il existe également d'autres formes spéciales.

Pour plus de détails par rapport à toutes ces formes juridiques, le site de la confédération Suisse a créé un document très complet qui vous permettra de faire le meilleur choix. Retrouver toutes ces informations ici.

Certifications

Assurez-vous d'avoir les autorisations nécessaires

De plus, il est possible que certains types d'exploitation demandent au préalable des licences particulières.

C'est notamment le cas pour les personnes se lançant dans une activité de vente d'alcool ou de tabac, ou créant une entreprise de jeu comme un casino.

Des licences spéciales sont nécessaires avant le début de ces activités. Elles nécessitent souvent la preuve d'une expérience précédente, d'une qualification et de papiers spécifiques.

Certains métiers exigent aussi un permis spécial de par les enjeux qu'elles abordent ou la nécessité d'un contrôle particulier des prestations : c'est le cas pour les hôtels, restaurants, médecins, dentistes, pharmaciens et avocats.

4.

Pensez à votre marketing mix dès le début

Souvent lorsqu'on parle de marketing-mix, on pense directement aux 4P de McCarthy : product, price, promotion, place.

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Préparez votre lancement et assurez vous une bonne communication

Soyez clairs avec les avantages de vos produits et de votre différence avec vos concurrents : ce sera l'angle d'attaque de votre stratégie, c'est votre "produit".

Piggy-bank

Pratiquez des prix "fair"

Trouvez des prix minimum et maximum afin de savoir si vous pourrez être rentable et si votre clients est prêt à payer pour cela. Cela correspond à votre politique de prix.

 

Interconnectivité

Adaptez la publicité en fonction de votre produit et de votre segment de marché

En anglais "promotion" est traduit par "publicité". Un produit standard poursuivra comme but de se faire connaître par un maximum de clients potentiels, elle sera massive. Pour des produits et services spécifiques ou techniques, elles sera sélective ou personalisée pour éviter de gaspiller du budget de campagne inutilement.

Emplacement

Trouvez un lieu qui fait sens pour votre entreprise

L'emplacement de votre business est d'une importance centrale, c'est ce qu'on appelle 'place' en anglais.

Effectivement, il y a plusieurs angles sous-lesquels aborder cette question. Chaque ville, village ou coin de montages peut abriter un business, mais pas tous les types de business. Effectivement, si vous vendez des montres de luxes vous ne trouverez pas vos clients au même endroit que si vous vendez des vélos tout terrain.

L'emplacement où votre entreprise trouvera son siège, son quartier général ou ses bureaux de ventes, devra correspondre à sa vision et ses objectifs principaux. L'entreprise devra s'intégrer dans un écosystème local pré-existant pour prospérer. Sa visibilité et sa réputation dépendront en partie de ses relations avec son entourage, ses voisins, ses connaissances, etc.

5.

Choisissez vos employés
avec soin

Certifications

Vérifiez les compétences de vos collaborateurs avant de les engager

Il ne faut surtout pas se contenter de vérifier les compétences professionnelles et les diplômes de vos employés.

Lors de la sélection, les entreprises accordent souvent une attention maladive aux documents papiers. Certes elles sont très pratiques, mais ces dernières ne donnent pourtant qu'une information sur les capacités de la personne à apprendre et retenir une matière enseignée et pas en ses capacités à élargir ses dernières. Il y a des cas où c'est même encore pire car cela ne dit rien de sa capacité à les maintenir à jour.

Dans un monde complexe où l'évolution est quotidienne, il est difficile d'assurer le succès de votre entreprise sans des personnes proactives qui apportent des qualités supplémentaires qui leur permettront de briller à l'avenir et de vous faire briller par le même occasion.

Interconnectivité

Basez-vous sur vos besoins et vos exigences

Créez un profil d'exigences exact et demandez également à l'ancien titulaire du poste ou à ses supérieurs et collègues quelles sont les exigences auxquelles le "nouveau venu" doit répondre exactement. De cette façon, il est possible d'identifier les défis typiques du poste à pourvoir.

Un exemple : La situation de travail est généralement caractérisée par une forte contrainte de temps. Alors une des exigences pourrait être formulée comme : "Le futur titulaire du poste de travail n'est pas sensible au stress et travaille de manière efficace même lorsque celui-ci se présente".

Structure

Créez des personas et identifiez les compétences centrales

Demandez-vous : Quelle est la différence entre le candidat idéal et le candidat que vous ne voulez pas embaucher ? Par exemple, le candidat idéal délègue-t-il de nombreuses tâches tandis que l'autre fait lui-même la majeure partie du travail ? Le "casting de rêve" apprécie-t-il le contact avec les clients, tandis que son homologue évite les rencontres avec les clients ?

De cette façon, vous pouvez déterminer les qualités sociales, communicatives et personnelles dont le nouveau collaborateur a besoin. Il est souvent utile dans le processus de sélection d'obtenir vos propres évaluations subjectives avec un test de personnalité.

Profile

Gardez le fil pendant l'entretien d'embauche

Créer un guide d'entrevue pour construire un profil d'exigences et utilisez-le dans toutes les entrevues.

En structurant les entretiens de cette façon, vous vous assurez de pouvoir comparer les profils des candidats à la fin, car tous les candidats ont répondu aux mêmes questions clés. De plus, vous risquez moins de tomber dans le piège d'un candidat en train de mener l'entretien et de découvrir ensuite : "Zut, je n'ai pas demandé ça. C'est une question critique."

Use-case

Testez la personne en situation réelle

Proposez un exercice pratique (couramment appelés use-case) qui concerne le quotidien de votre exploitation et qui constituera le futur job de votre nouveau collaborateur.

Prenez cet exemple, la mise en situation est la suivante : "Imaginez que la semaine prochaine, il y aura une présentation pour un nouveau client potentiel. Mais le décideur le plus important ne sera pas présent. "Que ferais-tu ?".

De telles questions vous diront comment les candidats procèdent pour résoudre les problèmes et comment ils comptent interagir avec vos clients et les autres collaborateurs.

Un second exercice intéressant peut être de poser des questions sur les tâches à venir auxquels la personne sera confrontée. Par exemple : "Nous aimerions introduire un nouveau système CRM. Comment aborderais-tu cela ?".

Vous pouvez également demander au candidat de discuter de la meilleure solution avec un futur collègue et ensuite de vérifier si son schéma de réponse correspond à la culture de l'entreprise en posant quelques questions complémentaires :

  • Quelles nouvelles connaissances avez-vous acquises au cours de l'entrevue ?
  • Comment avez-vous géré les différentes opinions ?
  • Quelles conclusions avez-vous tiré de ces cas ?

Cela permet de savoir rapidement si le demandeur est la bonne personne et s'il saura s'intégrer et promouvoir votre vision de l'entreprise.

6.

Gardez le contrôle
de votre comptabilité

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Soyez en règle avec votre comptabilité

En Suisse, il n'est impératif de tenir une comptabilité de rattachement des charges aux produits (comptabilité double) que si vos ventes dépassent 100'000.

Si votre chiffre d'affaires est en dessous de ce montant, il suffit de tenir une comptabilité de dépenses et de recettes (comptabilité simple) selon l'art. 958 b du code des obligations.

Toutefois, garder une vue d'ensemble est un pré-requis fondamental. Une comptabilité classique peut être fastidieuse mais nécessaire pour connaître l'état financier d'une entreprise et savoir "où l'on est" particulièrement en termes de trésorerie : Il est important de pouvoir payer les factures de l'entreprise avec de l'argent "liquide" afin de ne pas être mis en faillite par ses créanciers. Votre banquier s'intéressera tout particulièrement à ces données.

 

Ayez des outils qui vous donnent une vue d'ensemble en temps réel

Des outils prêt à l'emploi sont disponibles. Celui préconisé par Crédit Suisse (et partiellement financé par cette firme) s'appelle Bexio avec une formule starter à 29.-/mois.

Un autre logiciel assez connu se nomme WinBiz avec une version basic cloud qui commence à 49.-/mois.

Regardez plusieurs logiciels avant de vous lancer ! Une fois le choix fait, revenir en arrière et migrer sur une autre plateforme est hautement fastidieux.

Si vous avez des doutes n'hésitez pas à solliciter nos conseils.

Comptabilité

Faites des prévisions et des scénarios pour trouver les prix adaptés

Utiliser ces connaissances en comptabilité de gestion est une bonne chose, particulièrement en ce qui concerne les coûts et les revenus de vos produits/services.La rentabilité de ceux-ci doit être analysée de près.

Nous vous recommandons :

  1. D'identifier les coûts directs de production d'un bien ou d'un service, aussi nommés coûts variables (puisque chaque unité requiert du matériel ou des ressources pour être "créée")
  2. De calculer vos coûts fixes
  3. Et d'attribuer ces derniers grâce à des bases d'allocation à vos produits (en somme de répercuter un % de vos coûts fixes sur les produits) afin de connaître le nombre d'unités vendues pour atteindre le poids-mort (aussi connu sous le nom de break-even en anglais). Ce poids-mort est une base de réflexion qui vous dit qu'avec ce nombre de ventes-là, votre profit est égal à 0. Il faudra donc vendre au moins ce nombre de produits pour que votre entreprise soit créatrice de valeur en termes économiques et financiers.

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